Cheval tirant une charette 

Cheval messager.  

Ont visité cette page.

dimanche 12 janvier 2014

Plan du site

             

.

Tremblant de fièvre, en la ruelle

Entre un lit défait et le vieux mur frais

En ces enfances, sempiternelless

Où l’on fait l’homme, à pauvres traits


Les cris du plancher, t’auront bien trahie

Versant sur moi, petite mère

Cet amour vibrant, qui tout m’envahit

Ce chant souterrain, qui fait se taire


Ta main sur mon front, aile d’hirondelle

D’un sombre marais, affleurant les eaux

Mouillant des couleurs, fragile aquarelle

Sillage floral d’un léger pinceau...


Puis je restais seul, à la triste mine,

Je portais mes pas à la fenêtre

Le soleil blutait sa lueur chagrine

Ah cœur sensible, qu’il faut soumettre


Un cheval passait, messager, peut-être

Si paisiblement, tirant sa charrette

Clandestinement, j’y cachais mon être

Comme violette aux chaleurs soustraite

 

Ce cheval qui va franchir la colline

Te portera-t-il, petite mère

Ce cœur ferré sabotant ma poitrine

Cet amour d’enfant, pour l’avouer trop fier ?

 

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 12-01-14