Je n’irai plus au jardin, ma bien aimée... .  

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jeudi 22 août 2013

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Par dessus les murs du jardin
Quelques bâtisses montagnardes
S’épaulent, défiant la lézarde
Et le vertige des ravins

Nous étions, sans parcimonie
Deux à genoux, comme en prières
A écarter les males pierres
À éclaircir les avanies

Ce jardin était notre orgueil
Je l’ai soigné, tant que j’ai pu
Tout s’ensauvage et suis rompu
Le portillon racle le seuil

Dégondé autant que la porte,
Je laisse lierre, néflier
Viorne et roncier nous défier
Mes mains ne sont que feuilles mortes

Las, je ressemble au cerisier
Portant béquilles sous les branches
Au muret étayant sa hanche
Deux, incapables de ployer

Les stolons des irrémédiables
Gagnent les plants des rêvassées
Embellies et noires froissées
Ont un parfum d’irrévocable

Temps passant, tout ensevelit
Hors le souvenir et les roses
Fontaine, dis moi quelque chose
Qui fasse mon souci joli...

2012

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 22-08-13