La figue blanche.

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jeudi 18 novembre 2010

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Homme, à l’automne de mon âge
Mélancolique, j’arpentais les ruelles
Étroites et tortueuse de Blesles
Une provençale du moyen âge.

Une odeur musquée, sucrée
Emplissait une venelle
Je me laissais conduire par elle
Jusques à un grand figuier

Il avait une branche accoudée
Sur un haut mur de pierres blondes.
Une figue, pleine, charnue, ronde
Y était suspendue pour me tenter

A peine mes doigts l’avaient frôlée
Qu’elle glissait dans ma paume ouverte
Sa peau était fragile, luisante et verte
Appétissante mais je l’avais volée

Et, honteux je ne l’osais toucher
Mais la jolie, embaumait, offerte
Je l’ouvrais, courant à ma perte
Sa chaire était blanche, rose et perlée.

Sa saveur était fraîche, subtile, tendue
À peine sucrée, désaltérante…
Hélas, après la chaire fondante
Restait l’amertume du fruit défendu.

Pardonne moi, jolie figue
De n’avoir su t’aimer
Pardonne moi, jolie figue
De n’avoir su m’abandonner.

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 18-11-10